Éphéméride des luttes bretonnes / Mai

Éphéméride des luttes bretonnes du mois de mai, quelques exemples et évènements dans l’histoire du militantisme breton.

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19 mai 2016, une coordination bretonne (gauche indépendantiste, Nuit debout) lance l’appel de Plouaret pour des blocages économiques et pour une convergence des luttes locales après avoir bloqué les trains de la ligne Brest-Rennes, « Nous saluons ceux qui se soulèvent. Ceux qui bloquent le port de Lorient, le port de Donges, la rocade rennaise et sommes solidaires des estropié.e.s et réprimé.e.s de la loi Travail et de l’État d’urgence. »

31 mai 1997 au Carnet en Loire Atlantique 40 000 personnes se rendent à une journée d’action contre le projet de construction d’une centrale nucléaire par EDF.

21-22 mai 1994 la 8ème Gouel Broadel ar Brezhoneg se déroule à Spézet, la déclaration des organisateurs affirme « C’est en Bretagne et avec les Bretons que nous trouverons les solutions pour la survie de notre langue nationale. Ce n’est pas Paris, ni même Strasbourg ni Bruxelles qui agiront à notre place. »

Mai 1990, Gilbert Cabon et Jean Yves Meudec accusés d’association de malfaiteurs et de détention d’explosifs dans le cadre des actions de l’ARB sont libérés après avoir déjà passé 11 mois de prison en préventive pour Cabon et 4 mois pour Meudec. Pendant le procès, Gilbert Cabon se voit refuser le droit de s’exprimer en breton. En signe de protestation des militant-e-s d’Emgann se bâillonnent dans la salle d’audience et la police tente d’évacuer les « baillonné-e-s ». Après quelques affrontements dans la salle et aux abords, les manifestant-e-s ont le droit le regagner leurs places. A la fin du procès, alors que les peines prononcées n’excèdent pas les mois effectués en préventive et que les détenus peuvent donc repartir libres, le Kan Bale an ARB est entonné et un drapeau français est brûlé.

1er mai 1984, pour célébrer la « fête du travail » l’ARB réalise un attentat contre une agence d’intérim à Saint Brieuc et contre la direction départementale du travail à Rennes. Dans un communiqué, l’organisation explique son geste du fait des 140 000 Breton-ne-s au chômage alors que « des milliers sont radiés des assedics et réduits à la mendicité ». Elle s’en prend également à l’État français « responsable du sous développement de la Bretagne » et affirme « C’est ensemble que nous arracherons l’indépendance à l’état français pour bâtir la société socialiste et solidaire bretonne de demain. »

Mai 1984, quatre militants de SAB, Stourm Ar Brezhoneg, sont condamnés par le tribunal de Guingamp à plusieurs milliers de francs d’amende pour avoir dégradé des panneaux de signalisation dans le but d’obtenir une signalétique bilingue, qui depuis est devenue assez courante en Bretagne.

Mai 1976, le CARPEL, comité anti répression peuples en lutte, qui rassemble des individus de Bretagne – dont Alan Stivell -, Corse, Pays Basque, Occitanie, lance un appel pour la libération des prisonniers politiques corses et bretons dans le contexte des évènements d’Aléria et des attentats du FLB. Le même mois de mai 1976 est aussi marqué par la naissance du FLNC – Front de Libération National de la Corse.

14 mai 1968, l’usine de Sud-Aviation à Nantes est occupée par les grévistes, c’est le coup d’envoi de la grève générale qui va se généraliser à partir du 18 mai.

Mai 1960, la revue Labour Dispac’h annonce la création d’un Comité d’action et de liaison antifasciste du mouvement breton. Les buts de ce comité sont « – Lutte contre le fascisme et le totalitarisme en Bretagne en premier chef et en tous lieux du monde.
– Lutte pour la suppression des camps de concentration français, de l’impérialisme français et toutes les formes d’arbitraire et de terreur policière, en tous lieux et en toutes circonstances.
– Opposition à toute forme de fascisme dans le Mouvement breton et action en faveur d’une pensée bretonne authentique et exempte de toute corruption étrangère »

Mai 1941 le groupe clandestin Gwenn ha Du dépose une bombe à la gendarmerie de Carhaix pour protester contre « Toute atteinte à l’intégrité bretonne », qui arrivera pourtant en juin 1941 avec la création des régions du régime de Vichy où la Bretagne se retrouve à quatre départements.

Mai 1913 Camille Le Mercier d’Erm du PNB – parti nationaliste breton – publie une brochure Le nationalisme breton et l’action française, dans laquelle il critique les idées de l’AF et de son gourou Charles Maurras. « D’aucuns pourront nous dire encore que nous avons bénéficié de la « civilisation française ». Mais la civilisation, le progrès social, ne sont pas français ; ils sont universels et point n’est besoin d’être Français pour en profiter. »

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